"L’important, c’est de rester vivant"Au coeur de la folie Khmère Rouge
Un film écrit et réalisé par Roshane Saidnattar
La projection sera suivie d'un débat avec la réalisatrice, sur la tragédie Khmère Rouge.
Mardi 11 octobre à 19h
Salle des Fêtes de la Mairie du 13e
Roshane Saidnattar, rescapée des camps de la mort au Cambodge, rencontre le chef théoricien du pouvoir Khmer Rouge, Khieu Samphân. Face au déni, qui s’exprime en toute sérénité, de l’ancien chef de l’Etat khmer rouge et théoricien de Pol Pot, la réalisatrice et sa mère retournent au Cambodge et retrouvent la force de parler. "L’IMPORTANT, C’EST DE RESTER VIVANT" entremêle les souvenirs de la réalisatrice, le témoignage de sa mère ainsi que des archives inédites, le tout mis en parallèle avec l’entretien exceptionnel avec Khieu Samphân. Ce film porte un regard, qui par sa résonance intime, nous dévoile une part de la folie qui a dévasté un peuple entier.
Le 27 juin 2011, s’est ouvert pendant trois jours le procès préliminaire du "cas numéro deux" que jugent les Chambres Extraordinaires au sein du Tribunal Cambodgien (CETC). Ce procès reprend dès le mois de septembre 2011 et devrait durer 3 ans.
Quatre ex-dirigeants du régime Khmer rouge comparaissent pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre et génocide. Ce film “L’important, c’est de rester vivant” a été déposé au tribunal et est devenu une pièce à conviction au procès des responsables khmers rouges.
"À l’âge de 6 ans, je fus emmenée dans les forêts et champs, forcée à quitter ma maison, ma famille et mes affaires d’école. J’y ai vécu 4 années dans les camps de travail des Khmers Rouges. Mon désir est d’exprimer la folie d’une utopie qui avait comme but de détruire à la
racine ce qu’elle considérait de pire en un peuple.
Malheureusement les Khmers Rouges parvinrent presque à leur fin. Ils créèrent un monde simple, modelé sur la vie exemplaire du paysan. Sans barrière ni machinerie, ils mirent en place un système d’anéantissement qui se trouva fort efficace et sophistiqué. Une dictature de l’enfermement."
Roshane Saidnattar
Source: http://www.mairie13.paris.fr
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